Son histoire...
 

     On ne peut pas parler de la médiation par l'animal sans déjà parler d’où elle vient.


     C’est au XVIII siècle que les prémices de l’animal thérapeute fait son apparition avec Mr Tuke William (1732-1822). Il créa l’Institut York retreat en 1796 étant outré de la prise en charge des malades mentaux. Il utilisa des lapins et volailles et les confia aux malades. Il redonna ainsi à ces personnes une considération humaine.
 

     En 1793, Philippe Pinel (1745-1826), savant Français, médecin précurseur de la psychiatrie et zoologiste travailla à l’hôpital Bicêtre. Il œuvra pour l’abolition des chaines et pour l’humanisation des traitements.  
 

     Florence Nightinfale (1820-1910), fondatrice des techniques d’infirmières modernes, se servait d’une tortue à l’hôpital au moment de la guerre de Crimée (1854-1856). En effet, elle savait que les animaux avaient le pouvoir d’apaiser les gens et de faire diminuer l’anxiété.  
 

     D’autres exemples aux États Unis, ou l’armée américaine se servait de chiens comme aide à la thérapie, auprès des soldats traumatisés.
 

     En 1937, Freud commence à s’intéresser à la relation enfant-animal et au fait que les enfants ne considère pas l’animal comme diffèrent d’eux.  C’est réellement fin 1950/début 1960 avec Boris Levinson que fut réellement
mis en lumière l’impact de la présence de l’animal lors d’une thérapie. C’est par accident que Mr Levinson a pu constater l’importance de la présence de son chien lorsqu’en accueillant un jeune autiste en urgence, ayant complètement oublié son chien jingles, il s’aperçoit qu’au contact de celui-ci, le jeune patient se met à parler et
même à demander à revoir l’animal.  Il poussa alors ses recherches et créa la « pet-oriented-child psychotherapy »
appelé plus communément « zoothérapie ».
 

    Par la suite, ce sont les psychiatres Sam et Elisabeth Corson qui ont développé les travaux de Levinson et qui ont mis en place le 1er programme de zoothérapie dans une unité psychiatrique à l’Université d’État d’Ohio en 1977.

   Lors de ce programme, sur 50 patients à qui ils avaient fait choisir un chien afin de travailler quotidiennement avec et à heure fixe : 3 se sont retirés mais pour les 47 autres, le personnel a constaté une amélioration des comportements et des liens avec le personnel. Les patients ont montrés une indépendance accrue ainsi qu’une
meilleure confiance en eux.

 

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